CARNAVAL
les 2, 3 et 4 mars
le dimanche :
Tout commence le dimanche dès 5 heures du matin. Les Gilles - principaux acteurs du carnaval - se rassemblent les uns après les autres dans les différents quartiers avant de rejoindre le centre ville : c'est le " ramassage ". Retrouvailles, champagne,... contraste d'ombres et de lumières. Des premiers instants surprenants et d'intense émotion. C'est le début d'une longue, très longue journée. Vers midi, les différentes sociétés se rassemblent devant l'hôtel de ville : c'est le " rondeau " auquel participent également Paysans et groupes costumés. Coiffés de leur imposant chapeau de plumes, les Gilles offrent, pour la première fois, des oranges.Vers 21 heures : le feu d'artifice, place communale, un grand rendez-vous. Un cocktail de couleurs, de musique et de danse, à voir absolument.
La fête continue par un chassé-croisé des sociétés dans les rues du centre ville !
LE LUNDI , le cortège
Dès 10 heures, les Gilles animent le centre ville. Le lundi matin est un moment privilégié des louvièrois. Ceux-ci viennent retrouver leurs parents et amis gilles et savourer ensemble le temps de l'apéritif.
L'après-midi, dés 16 heures, composé de toutes les sociétés locales, le cortège démarre du Placard du Hocquet avec à sa tête, les géants D'Jobri et D'Jobrette, symboles folkloriques de la ville. Suivent ensuite les sociétés de fantaisie, les Paysans et enfin les sociétés de gilles.
Toute la région du centre est mobilisée à ce rendez-vous pour assister à cette sarabande haute en couleurs.
Les gilles, coiffés de leur magnifique chapeau de plumes d'autruche colorés à leur souhait ou resplendissant de blancheur, offrent au public des oranges par milliers.
Tous les participants terminent ce cortège par un gigantesque rondeau sur la Place Mansart.
Enfin, après s'être quelque peu restaurés, les gilles des différentes sociétés animeront le centre ville pour vivre une deuxième folle nuit de carnaval. A La Louvière, on danse, on chahute,...bref on s'amuse.
Le MARDI, autour du feu , la folle nuit.
Dès 14 heures la fête commence.
Ce jour-là, la tradition se marie avec la fantaisie, le Gille côtoie le travesti. Une débauche de couleurs et d'originalité :clowns, Arlequins Indiens,... Tout le monde est là.
Point d'orgue de cette journée : le brûlage des bosses ou plutôt les brûlages des bosses qui débutent vers 21 heures 45 devant les locaux de chaque société. Pour symboliser la mort du carnaval, un mannequin en costume de Gille et rembourré de paille est livré aux flammes.
Un spectacle unique et étonnant. Le carnaval est mort, vive le carnaval... Et vive la dernière nuit du carnaval !
Les soumonces?
Elles sont en quelque sorte les répétitions du carnaval
D'abord, la soumonce en batterie (avec uniquement tambours et les caisses) a lieu huit semaines avant le carnaval.
SOUMONCES?
en batterie le 5 janvier
en musique le 26 janvier
générales le 16 février
Les batteries?
Lors de ces soirées, les futurs gilles se rassemblent souvent dans l'arrière salle d'un café ou dans une salle de fêtes. Après avoir écouté une première fois la batterie, l'envie de marteler les rues de la ville naît petit à petit. Et bientôt, la société visitera quelques cafés sympathisants. C'est donc là une première reprise de contact pour l'ensemble des membres de la société et c'est déjà tard dans la nuit que se terminent souvent ces premières répétitions.
A cette occasion, les participants portent le sarrau de toile bleue, la casquette, les sabots et l'apertintaille. Toutes les sociétés de gilles participent à cette soumonce. Ensuite, cinq semaines avant le carnaval, vient la soumonce en musique (la batterie est accompagnée de cuivres):toutes les sociétés sont présentes et portent la même tenue que lors de la première soumonce.
Enfin, quinze jours avant le carnaval, se déroule la soumonce générale, en musique également :
certaines sociétés se travestissent, d'autres préfèrent garder le sarrau.
Au fil des soumonces, la tension monte... Laetare approche!